Photos: Catherine Rombouts et Léo Van Broeck
lundi 24 mai 2010
samedi 22 mai 2010
La vie dans un ryokan
Les chambres sont séparées par des cloisons légères; les salles de bains sont partagées. La douche savonnée et le rinçage précèdent le passage au bain chaud.
La chambre est un espace intime. Tout se passe au niveau du sol, constitué de tatamis. Les chaussures y sont prescrites. Pendant la journée, généralement, une table et deux chaises basses ou de beaux coussins, occupent le centre de la cambre. Au moment du dîner, pris en yukata (kimono) dans un pièce collective séparée, le personnel du ryokan prépare la chambre pour la nuit: le futon est disposé à la place de la table, rangée derrière un légère porte coulissante en papier.
Les repas dans les ryokans sont souvent des festins: une diversité sans fin de petits mets colorés: légumes assaisonnés ou saumurés, poissons grillés ou crus, crustacés, soupes froides et chaudes, ... La découverte du repas est toujours une surprise et un plaisir pour les yeux et le palais.
Chaque ryokan a sa propre atmosphère. Ils paraissent parfois vieillots (vous verrez sur une des photos ci-dessous, le couple propriétaire de la pension où nous avons logé à Kanazawa. Sur leur droite se trouve le central téléphonique encore en usage: il doit daté des années 50), mais tout y est soigné, propre et raffiné.
Le personnel est d'une extrême gentillesse et politesse. Lorsque nous sommes arrivés au ryokan à Sado, 5 employés nous attendaient à l'entrée, alignés, à nous saluer.
Une des pensions dans lesquelles nous avons logé est dénommée "bokumouchi", littéralement "chez moi". Je crois que c'est là la caractéristique essentielle du ryokan: le sentiment de se trouver chez soi, dans un cadre familier, malgré les différences fondamentales qui les distinguent de nos foyers.
jeudi 20 mai 2010
Kenroku à l'aube
Kenroku-en, le jardin des six vertus, réunit les caractéristiques constitutives de l'essence du jardin japonais: espace,
perspective, ancienneté, artificialité, abondance de l'eau,
couleurs.
On y retrouve un élément fondamental de l'art japonais: la représentation en miniature de l'environnement: montagnes et forêts, océans, îles... Reproduire artificiellement des éléments naturels permet de domestiquer les dieux qui les habitent et de maîtriser sa crainte des divinités. D'un point de vue formel, l'art consiste notamment à jouer du rapport entre l'artificiel (créé dans le jardin) et le naturel extérieur. Des paysage s'intègrent à la composition crée de toute pièce.
Nous nous sommes levé tôt (3h45) pour découvrir Kenroku-en à l'aube, en présence de quelques locaux venus faire une promenade matinale dans une des merveilles nationales.
"La lumière rasante du soleil qui se lève approfondit les ombres du relief verdoyant dans un des plus anciens jardins du Japon
Des éclats de couleur se confondent avec les reflets du paysage dans l'eau
Là tout n'est que beauté, calme et volupté." (texte collectif).
Photos Léo Van Broeck et Catherine Rombouts.
mercredi 19 mai 2010
La 21ième siècle à Kanazawa
Dans le nouveau musée de Sanaa à Kanazawa l'intérieur et l'extérieur se confondent, la tradition Japonaise réapparait dans la plus moderne des architectures.
Les oeuvres d'art qui sont intégrés dans le bâtiment continuent la même histoire: dans la transparence au dessus et en dessous de l'eau d'une piscine, dans une chambre onirique où James Turell exhibe un morceau du ciel comme une peinture acrochée au plafond.
(texte et photos: Léo Van Broeck)
mardi 18 mai 2010
Atelier de calligraphie
photo: Léo Van Broeck
Encre, pinceau, souffle et geste, c'est dans la calligraphie que le dessin devient langage et le langage devient art ("Léo" Tseu).
Maho Harada et Hannah Tanaka, la jeune calligraphe qui nous a enseigné quelques rudiments de son art. Toutes deux attentionnées, délicates et encourageantes.
Chacun a réalisé son T-Shirt, avec son propre message: "chemin", "tempête", "aurore", "ami".... avec l'émotion libérée ou contenue, selon la personnalité...
Campagne
Découverte surprenante: maisons de pêcheurs abandonnées, comme une ghost town.
Plus loin, à Shukunegi, un temple au bord du village, au milieu d'une végétation généreuse.
photo: Léo Van Broeck
Rizières en terrasse, omniprésentes sur l'île de Sado.
Potagers soignés et fleuris, entretenus par de petites dames que les années rapprochent de plus en plus de la terre.
photo: Léo Van Broeck
Photo Catherine Rombouts
lundi 17 mai 2010
Inscription à :
Articles (Atom)
