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samedi 29 mai 2010

Taiko à Sado





Sado est une île de taille moyenne située dans la mer du Japon, à hauteur de Niigata. Elle est à deux heures de ferry du "continent". Si vous regardez la carte, elle nous vous échappera pas, du fait de son isolement et de sa forme spécifique (elle présente la symétrie d'un papillon). Deux traits la caractérisent: sa nature et son histoire. Monts fleuris, campagnes couvertes d'arbres fruitiers, rizières en terrasses, côtes escarpées, villages anciens, ...






Nous avons pu observer cette beauté variée au départ de plusieurs points de vue: sur la bateau nous y menant, de la terrasse de nos chambres de ryolan, du sommet du mont Donden (dont nous avons fait l'ascension sous le soleil et les attaques de quelques moustiques acharnés).

Le riz cultivé ici produit, paraît-il, un très bon saké.

Sado est aussi connue pour son histoire culturelle: lieu de bannissement des seigneurs érudits chassés de Kyoto, elle est devenue le berceau d'un foisonnement artistique original: théâtre NO, chants, etc... Cette singularité culturelle n'est sans doute pas étrangère au succès touristique que l'île a connu: les témoignages du prestige de l'île sont, encore aujourd'hui, mis en scène: chants folkloriques le soir à l'hôtel, théatre NO à Shukunegi, balade en petites barques étranges pilotées par des femmes au déguisement coloré, dégustation de Saké, foisonnement de temples, etc. Depuis quelques années toutefois, les visiteurs boudent Sado. Nous avons rencontré ici une population assez âgée, tant parmi les touristes japonais que parmi les indigènes.

Un endroit semble résister: KODO village, près de Ogi, siège de la troupe de taiko (tambours japonais) connue de par le monde. Les apprentis y font leurs classes; chaque année s'y tient un festival des musiques du monde. Un lieu dynamique et vivant, dans lequel nous nous sommes plongés quelques heures, en nous essayant aux techniques du taiko sous la direction enthousiaste de notre professeur du jour, Shinchan-sensei. Quelques uns parmi nous assisteront plus tard, à Chiba, près de Tokyo, au concert -époustouflant- de la même troupe Kodo.


Photos: Catherine Rombouts, Catherine Donner, Léo Van Broeck et Michaël Lucas

vendredi 28 mai 2010

"Asahi Shimbun" à Yamagata par Sanaa

Visite du siège du quotidien Asahi Shimbun à Yamagata, bâtiment conçu par le bureau Sanaa, lauréat du prix Pritzker 2010.
Après le Musée de Kanazawa (réalisé en 2004), nous découvrons ce deuxième projet des architectes Sejima et Nishizawa, en présence du rédacteur en chef de l'édition locale et de Maho Harada, notre accompagnatrice.
Immeuble épuré et léger, représentatif de l'oeuvre de Sanaa.
Selon notre hôte, les bureaux ne sont pas dépourvus de défauts fonctionnels (température, ventilation, mobiler...).
Plus tard lors de notre séjour, une troisième réalisation -plus récente- de Sanaa se dressera sur notre chemin: le terminal des bferry à Miyanoura, Naoshima. Voyez les deux dernières photos (de Léo Van Broeck).








Photos Catherine Rombouts, Catherine Donner, Maho Marada et Michaël Lucas





mardi 25 mai 2010

Naka Oku









Nous sommes à Naoshima, deuxième soirée en ce lieu magique. Nous buvons un whisky, avec vue sur la mer, en haut, dans le Benesse House. Le brouillard du matin s'est levé, la pluie diluvienne de la veille a cessé et le soleil a repris ses droits et se couche. Le vent souffle.

Bernard, notre gentlemen, demande à chacun ce qu'il prendrait chez lui, parmi les oeuvres découvertes dans cette île des merveilles. Turell, de Maria, Monet, ... ? Georges n'hésite pas. Pas une oeuvre, mais un lieu vivant, découvert par hasard lors d'un dimanche pluvieux: le bar "Naka Oku" (qui signifie quelque chose comme "le coeur du centre").

Eh oui, cette manie pour les détails, ce désordre construit, l'artificiel se présentant naturel. Ici, tout y est. Chaque élément du tableau compte: la vue, les tasses, le soin apporté à la préparation du café (qui nous a fait perdre une heure de visite du musée Chichu - chose que nous avons accepté sans hésiter), le look des propriétaires, la musique, les paniers...

Plus tard, vous pourrez lire un billet sur Naoshima et ses splendeurs.






lundi 24 mai 2010

Inattendu ryokan



L'arrivée d'un groupe à son lieu d'hébergement lors d'un voyage est toujours un moment délicat. La journée est finie, la fatigue est là. "Comment sera l'hôtel ? Ma chambre sera-t-elle confortable ? Combien d'étages vais-je devoir monter ? Et les bagages ? Les salles de bain sont-elles loin ?". Notre arrivée au ryokan Yamashiroya à Kaminoyama n'a pas échappé à la règle. Répartition des chambres assez complexe, du fait de la structure spécifique du lieu, avec ses chambres, ses salons, ses escaliers et ses couloirs entremêlés ... Les petites difficultés habituelles. Puis, doucement, la beauté et la finesse du ryokan se révèlent à ses hôtes et les remplit d'émerveillement. Je me doutais que ce lieu serait bien, mais, à ce point ?!




Cultivateur bio

Photo Léo Van Broeck


Dans la région de Tsuruoka, près de son village de Fujishima, nous rencontrons Mr Igarashi, agriculteur. La plantation du riz est presque terminée; Mr Igarashi a ralenti l'ouvrage pour nous permettre de découvrir le processus. L'endroit est très beau: le vent est chaud, le ciel blanc et les rizières se succèdent à perte de vue. Un énorme silo se détache de ce paysage plat. De petits villages très concentrés sont éparpillés ci et là. Au loin, on aperçoit les dunes où sont cultivés les melons. De l'autre côté, les deux principaux monts enneigés de la préfecture dominent la vallée.
Monsieur Igarashi nous explique son exploitation biologique. Pas d'engrais ni de pesticides, un travail plus difficile et spécifique donc, mais avec une qualité de riz supérieure. Seul deux pour cent de la production du riz au Japon est bio. Les coûts sont encore élevés; le productivité moins bonne. Mais Monsieur Igarashi semble heureux dans son entreprise familiale. Son fils travaille avec lui, sa femme aussi. Avec d'autres femmes de leur coopérative, elle venait de se rendre en Allemagne pour découvrir et étudier la filière bio de l'agriculture de nos voisins.






Photo Léo Van Broeck

Photo Léo Van Broeck

A l'école...




Vendredi matin à Kaminoyma: les écoliers se rendent à pied à l'école; les collégiens quittent la gare à vélo pour rejoindre leur établissement. Chacun salue l'agent de sécurité ou le balayeur qui s'applique au nettoyage de la place de la gare.